Bannière de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne Féminine (JOCF)

En 1919, à l’initiative de Joseph Cardijn, Fernand Tonnet, Paul Garcet et Jacques Meert, est créée à Laeken la « Jeunesse Syndicaliste ». Son but est de défendre les jeunes travailleurs. L’Église et le syndicat chrétien, méfiants, craignent que cette nouvelle organisation ne provoque des divisions entre catholiques. Dès lors, la « Jeunesse Syndicaliste » doit se trouver une nouvelle identité : c’est ainsi qu’en 1925, elle prend le nom de « Jeunesse Ouvrière Chrétienne » (JOC). Elle est aujourd’hui présente dans plus d’une cinquantaine de pays.

La JOC est une association « par les jeunes, pour les jeunes et entre jeunes ». Elle est dirigée et gérée par les jeunes eux-mêmes. Elle leur propose un projet éducatif basé sur l’action et la responsabilisation. Faisant partie du mouvement ouvrier, elle s’adresse en priorité aux jeunes des milieux ouvriers et des quartiers populaires. Elle leur propose d’entrer dans le combat pour leur dignité, dans la continuité des luttes sociales.

Joseph Cardijn a aussi totalement transformé les œuvres paroissiales féminines et le patronage féminin du dimanche. Il promeut le syndicalisme féminin qu’il conçoit à l’image du syndicalisme anglais comme « un moyen de défense des intérêts matériels des ouvrières, mais aussi, comme un instrument de formation professionnelle, générale et morale ». La « Jeunesse Ouvrière Chrétienne Féminine » (JOCF) voit ainsi le jour en décembre 1924, mais la date officielle retenue pour la création de l’association est le 1er février 1925, qui correspond à l’assemblée nationale des déléguées de tous les cercles de jeunesse ouvrière féminine.

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Informations complémentaires

Date

1930

Matériau, technique et dimensions

soie brodée, 58 x 50 cm

Provenance

Strépy-Bracquenignies

Acquisition

achat

Lieu d'exposition

non exposé