Lampisterie

Le problème de l’éclairage au fond des galeries de mine s’est toujours posé.  Le souci constant des ingénieurs et des fabricants fut d’améliorer cet accessoire indispensable du mineur, à savoir la lampe.  Les perfectionnements apportés allèrent constamment dans le sens d’une plus grande intensité lumineuse et d’une sécurité accrue par la mise au point d’un matériel appelé à être utilisé en présence de grisou.
La collection présentée, riche de plus d’une centaine de pièces représentatives de près d’un siècle et demi d’améliorations et d’innovations, est celle de l’Institut National des Mines. Créé et installé à Pâturages dans le Borinage en 1923, cet Institut, sous la direction de l’Administration des Mines, était le laboratoire officiel de recherche sur la sécurité, mais aussi de contrôle et d’agréation des équipements utilisés dans les charbonnages belges.
Avec le progrès, les lampes à flamme ont, dans un premier temps, été progressivement remplacées par des lampes électriques portatives, ensuite – dans les années 1950 – par des lampes dites « à chapeau » fixées sur le devant du casque. Dans ce cas, les lampisteries étaient de type self-service : le mineur prenant et remettant lui-même sa lampe au banc de charge.
Après la catastrophe du Bois du Cazier, les lampisteries furent aussi équipées d’une installation de masques individuels de protection contre le monoxyde de carbone.
Bien plus qu’un simple accessoire de travail, la lampe à flamme est très vite devenue l’emblème et le signe de reconnaissance de cette communauté particulière qu’était celle des « gueules noires ». Pendant la période d’exploitation, elle était indistinctement présente sur l’entête de papier à lettre de sociétés charbonnières ou cousue de fil d’or sur les bannières de syndicats ouvriers. Aujourd’hui, faisant la fierté des anciens mineurs quand ils peuvent la rallumer à l’occasion de diverses manifestations, elle leur rend non seulement vie et dignité, mais aussi les honneurs quand, brandie à bout de bras, elle salue le départ d’un ami.

Informations complémentaires

Datation

XIXe et XXe siècles

Provenance des principales pièces

Institut National des Mines à Pâturages, sièges n°1 et n°4 (Le Martinet) à Roux de la SA des Charbonnages de Monceau-Fontaine

Acquisition

dépôts de l'Institut Scientifique de Service Public (ISSeP) et Michel Vanbellinghen / dons de Nestor De Saint-Martin, Geneviève Ladrière, Aldino Soloperto et Jean-Claude Tirleroux

Lieu d'exposition

Musée de l'Industrie