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Fête de la gratuité

L’UNESCO se montre particulièrement sensible à la participation citoyenne. La relation étroite avec la population joue un rôle essentiel dans la construction de liens positifs entre le lieu reconnu et le territoire qui l’entoure. Chacun des quatre sites miniers doit contribuer à la prise de conscience par ses concitoyens des liens historiques, affectifs et intellectuels qui les rattachent à eux.

C’est pourquoi le 6 août prochain, nous avons mis la Fête de la Gratuité sous le signe des 5 ans de cette inscription sur la liste du Patrimoine mondial, en partenariat avec “Arts & Publics”. Une fois par mois, “Arts & Publics“ propose à un musée de faire la fête de la gratuité afin de mieux faire connaître cette belle mesure (à l’initiative de la Fédération Wallonie-Bruxelles) à laquelle plus de 150 musées sont associées : la gratuité des musées le premier dimanche du mois.

A chaque fois, nous tentons d’établir un programme original permettant à tous les publics de découvrir le musée dans toutes ses dimensions : visites décalées, implication des bénévoles et d’associations, rencontre des conservateurs, découverte des réserves, mise à l’honneur d’une acquisition récente, ... Arts&Publics met l’ensemble de ses outils de communication au service de ces événements : newsletter mensuelle, site Internet www.artsetpublics.be, Page Facebook, ...

Dans les musées, la gratuité, c’est maintenant, magazine Regards sur les musées, guide des 150 musées. Pour sa 59ème édition ce mois d’août, la fête de la gratuité se déroule pour la deuxième fois au Bois du Cazier après avoir célébré l’entrée de ce site majeur du Patrimoine wallon dans le réseau des musées gratuits en novembre 2014.

Le Bois du Cazier propose le 6 août prochain, en partenariat avec l’Asbl “Arts et Publics”, une série d’animations mettant en valeur le site sous toutes ses facettes, tant les musées que le domaine boisé. Tous les musées sont bien entendu accessibles librement.

RESERVATION OBLIGATOIRE : reservation@leboisducazier.be

Visites thématiques

Découvrez le site tel que vous ne l’avez jamais vu grâce à deux visites qui mettent en évidence les oeuvres d’art du site et la signification de sa valeur universelle exceptionnelle. À10h30 : “Art, travail et mémoire” par Alain Forti, conservateur. À15h00 : “Le Bois du Cazier, Patrimoine mondial” par Jean- Lous Delaet, directeur.

Art, histoire & techniques au Musée du Verre

À13h30, 15h00 et 16h30 : Visites guidées du Musée du Verre, qui complète la trilogie charbon-fer- verre sur le site du Bois du Cazier. Par une chronologie à rebours, il invite le visiteur à un voyage inédit : d’aujourd’hui à l’origine de ce matériau noble.

Balades sur les terrils

À10h30 et 15h00 : En compagnie de notre guide nature, parcours de découverte de la géologie et du biotope (flore et faune) particulier des trois terrils jusqu’au sommet du terril n°3 à près de 250 mètres d’altitude.

A NOTER EGALEMENT : ANIMATIONS DE FORGES ET ATELIERS DE 10H00 À 13H00 ET DE 14H00 À 18H00.

À DÉCOUVRIR DU 6 AOÛT AU 10 SEPTEMBRE

La catastrophe de Marcinelle fit l’objet d’une importante couverture médiatique. La radio, la télévision, dont c’était les débuts, mais surtout la presse écrite qui restait, au moment des faits, le principal media. Des photographies d’époque montrent d’ailleurs des sauveteurs parcourir les unes des journaux du matin. C’est cette presse écrite du mois d’août 1956, en exemplaires originaux, que cett e exposition vous propose de parcourir à travers diff érents ti tres de quotidiens, d’hebdomadaires et de revues, belges et italiens, rassemblés pour l’occasion.

Présentée en collaborati on avec la commune de Manoppello dans les Abruzzes, cette exposition a été réalisée à l’initiative de l’association « Marcinelle per non dimenticare », regroupant les familles et proches des vingt-deux victi mes de la localité, à l’origine de cett e collection pleine d’émotions.

Espace Amercoeur (ancien Auditorium).

Zoom sur l'inscription sur la Liste de l'UNESCO

Le 2 juillet 2012, le Comité du Patrimoine mondial, réuni à Saint-Pétersbourg pour sa 34e session, inscrivait les quatre sites miniers majeurs que sont le Grand-Hornu, Bois-du-Luc, Blegny-mine et le Bois du Cazier, sur cette prestigieuse liste de l’Unesco. Cette reconnaissance a constitué un véritable couronnement pour ce pan entier de notre histoire, qui a forgé en partie l’identité wallonne, et donné ses lettres de noblesse au monde du travail.

Complémentaires, ces sites miniers forment un ensemble cohérent qui a justifié leur inscription en série. Par la qualité, la diversité, l’originalité et la richesse de leurs composantes, ils répondaient aux niveaux d’intégrité et d’authenticité requis par le Comité du Patrimoine mondial: le Grand-Hornu pour l’architecture, Bois-du-Luc pour la vie sociale, Blegny-Mine pour le savoir-faire et le Bois du Cazier, bien entendu, pour la mémoire.

Selon la définition établie par ce comité, la valeur universelle exceptionnelle signifie une importance culturelle et/ou naturelle tellement exceptionnelle qu’elle transcende les frontières nationales et qu’elle présente le même caractère inestimable pour les générations actuelles et futures de l’ensemble de l’humanité.

En effet, les quatre sites représentent un lieu de confluence culturelle qui a assimilé des échanges de technologies et des apports de savoir-faire humains d’origines très diverses. Et comment ne pas le souligner ici à Marcinelle quelques jours avant les commémorations du 61e anniversaire de la tragédie du 8 août 1956 qui fit 262 victimes de 12 nationalités différentes. L’ensemble formé constitue également un microcosme de la Révolution industrielle. Les sites couvrent la même tranche chronologique, les XIXe et XXe siècles, et condensent sur un espace réduit tous les aspects du patrimoine minier. Les différentes étapes de l’évolution technologique sont représentées, de même que l’évolution des relations sociales.

Cette inscription a constitué pour les quatre sites miniers une formidable opportunité de lancer une nouvelle dynamique autour de la préservation et de la valorisation de ces biens. Cette dynamique est décrite dans un plan de gestion évolutif commun reprenant une soixantaine d’actions définies selon sept axes : gestion du patrimoine, participation citoyenne, pédagogie et formation, valorisation culturelle et touristique, recherche scientifique, coopération internationale, stratégie de marketing et communication.

Non seulement l’inscription a élargi la renommée des sites sur le plan international, mais elle a montré aux Wallons eux-mêmes l’importance de ce patrimoine qu’il faut mettre en valeur et surtout animer en lui donnant les moyens nécessaires. C’est ici que l’on peut émettre une certaine déception par le peu d’appui du Gouvernement régional pour la concrétisation des actions définies dans ce plan de gestion.

Cette reconnaissance a été le fruit d’un travail de collaboration constructive, mené tout au long de la candidature par les quatre sites miniers, en synergie avec la Région wallonne et d’autres opérateurs concernés comme l’Institut du Patrimoine wallon (future Agence wallonne du Patrimoine) et le Commissariat général au Tourisme. Il faut que la même collaboration continue et s’amplifie pour remplir nos engagements vis-à-vis du Comité du Patrimoine mondial. À suivre...

L’UNESCO se montre particulièrement sensible à la participation citoyenne. La relation avec la population joue un rôle essentiel dans la construction de liens positifs entre le lieu et le territoire qui l’entoure. Chacun des quatre lieux doit contribuer à la prise de conscience par ses concitoyens des liens historiques, affectifs et intellectuels qui les rattachent à eux. C’est pourquoi le 6 août prochain, nous avons mis la Fête de la Gratuité sous le signe des 5 ans de cette inscription sur la liste du Patrimoine mondial.

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